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Social - 08/02/2008
Lutte contre les sectes : quel avenir pour la Miviludes ? Le 4 février, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a mis en cause le fonctionnement de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), une institution qui fait l’objet d’attaques répétées de la part de l’Eglise de scientologie. "Ce n’est pas à la Miviludes de définir une politique, ni de mener des actions de répression", a notamment déclaré la ministre appelant également à "décomplexer la lutte contre des dérives sectaires" et à "assurer la liberté de croyance de tous". Si l’entourage du Premier ministre "refuse de parler de la disparition de la Miviludes", et si Michèle Alliot-Marie a précisé le 7 février qu’elle n’avait "jamais prôné la disparition" de cette institution, aucune autre précision n’est donnée sur le devenir de son champ d’action, ni sur sa possible transformation. Certaines sources font état d’un regroupement de la Défenseure des Enfants, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) et de la Miviludes dans une seule entité de défense des Droits. Pour Catherine Picard, Présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI), "ce débat couvait depuis un certain temps. Les réflexions sur la réforme de la loi de 1905 ont activé le processus. En 2002, il avait déjà été question de réduire la Miviludes à une annexe du ministère de l’Intérieur. Nous assistons aujourd’hui à une nouvelle offensive. Les sectes sont en train de récolter les fruits de leur lobbying. S’il n’entre plus dans les actions de la Miviludes de faire de la prévention ou si elle devient un simple bureau dans un ensemble plus vaste, la lisibilité de la lutte contre les mouvements sectaires disparaîtra et traduira un changement de politique. Nous travaillons beaucoup avec les fonctionnaires, mais il est difficile pour ne pas dire impossible d’obtenir des rendez-vous auprès des cabinets ministériels. Le discours sur la laïcité devient confus. Les gages donnés aux mouvements sectaires sont en revanche bien réels". Dans un texte commun, l'Unadfi, le centre Roger Ikor, le Groupe d'étude des mouvements de pensée en vue de la protection de l'individu et la Société famille individu apportent leur soutien à la Miviludes pour sa "vigilance constante sur les agissements sectaires". Elles demandent également au président Sarkozy de confirmer la promesse faite pendant sa campagne électorale d'aider les associations qui luttent contre les activités sectaires. Par ailleurs Philippe Vuilque, député des Ardennes, Président du groupe d'études sur les sectes à l'Assemblée, s'étonne du silence du Premier Ministre "à propos des déclarations sur l'avenir de cette organisation" et juge "grave et sans fondement", l'affirmation selon laquelle "la Miviludes aurait tendance à empiéter sur la liberté de conscience et de croyance". La Miviludes s’est quant à elle refusé à tout commentaire "dans la mesure où tout ce que nous avons appris sur notre devenir, nous l’avons lu dans la presse". © A. Reynolds / Getty Images |
En France, il existe donc aussi des organisations qui , elles, plus organisées, plus puissantes, peuvent de plus en plus librement agir vis à vis de la population, le plus souvent vulnérable, et donc, une organisation qui se voulait dans la lutte contre les sectes serait rappelée à l'ordre...
origines et définitions du Prosélytisme, de la Secte selon le dico du web:
le CICNS....et lui..il relativise beaucoup ??
Madame La Ministre Alliiot Marie rappelle qu'il n'est pas de la compétence de la Miviludes de faire de la repression vis à vis des sectes, très bien , alors, que le gouvernement légifère et définisse plus précisémment quels sont les critères des sectes qui doivent faire l'objet de surveillance, d'interdiction et de répression... et puis ce soir, j'entend que Madame Mignon, au Cabinet du Président de la République se serait exprimée douteusement sur l'inoffensivité des sectes dans VSD ("un non-probleme"?)...à suivre...elle dément, VSD réaffirme ??
Pour revenir à mes références professionnelles, certaines assistantes familiales ont gagné leur procès vis à vis de la collectivité qui les emploie ..alors qu'elles font partie de mouvements connus...car leur agrément ne pouvait leur être enlevé pour ces raisons...
Si l'on regarde de plus près les définitions de la secte et du prosélytisme, finalement, on en serait à relativiser, et effectivement, l'appartenance politique poserait les mêmes problemes...??
Mais ce qui est développé dans un des mouvements comme les Témoins de Jehovah, c'est le caractère sacré du sang, et donc, le refus de certains actes médicaux..pouvant donc entraînner des conséquences graves sur la vie de quelqu'un...mais...il semblerait que la liste des sectes soient bien imprécise...donc..les témoins de Jehovah n'en feraient pas partie?
Ici vous trouverez un rapport parlementaire qui listait des mouvements..sans pouvoir définir les sectes...et qui fut contesté pous sa mise en évidence de groupes.. avec un nouveau rapport plus récent.
Comme la scientologie reprend le devant de la scène dans les coulisses présidentielles, puisque cela fait une fois de plus partie des groupes en question dans l'interview de Madame Mignon...et que notre Président n'avait pas hésité à s'afficher avec un bel acteur américain très impliqué...
Aujourd'hui il ressort que la loi serait pour eux? pas de définition claire, plus de liste reconnue, il faudra donc renvoyer à la liberté et la respponsabilité individuelle de chacun , la capacité à se dégager de toute emprise...et je passe sur la question des groupes ou la sexualité des mineurs fait partie des "initiations"...
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ils ont dit...